Partager l'article ! Libération d'Ingrid Betancourt : controverse et vidéo "preuve": A peine Ingrid Betancourt a-t-elle posé le pied sur le sol français, hier ven ...
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A peine Ingrid Betancourt a-t-elle posé le pied sur le sol français, hier vendredi
(lire encore les deux articles ci-dessous), à l'atterrissage de l'avion officiel à Villacoublay (Les Yvelines), qu'une polémique s'installe sur les
coulisses de sa libération. Elle a été notamment lancée par la Radio suisse romande (RSR, voir
ICI), et relayée aussitôt par les médias (comme ICI et LÀ). L'opération "impeccable", et "100 % colombienne", qui a permis la libération d'Ingrid, et
quatorze autres otages de la guérilla, cacherait selon la RSR et des médiateurs suisses, des zones d'ombre. Difficile alors d'y voir clair encore, même si aucune preuve tangible
n'a été apportée pour étayer ces hypothèses, mais qu'une vidéo "preuve" a été aussitôt présentée par le ministère de la Défense colombienne à la télévision (visionner à la suite de l'article). Selon les confidences de nos voisins suisses, de dix à vingt millions de dollars auraient été versés aux ravisseurs pour
qu'ils se rendent avec leurs complices. Bogota maintient sa version, et a démenti, et Washington également, tout versement d'une rançon à la guérilla Farc. Quant à la Radio suisse romande, elle
affirme que "les otages ont été achetés au prix fort, après quoi toute l'opération a été mise en scène."
D'autres observateurs affirment pour le moins que des retournements au sein même de la guérilla ont pu faciliter, voir permettre, avec ou pas d'infiltrés, cette opération de libération. En gros,
que les États-Unis auraient été "à l'origine de la transaction". Ce qui est au moins sûr, c'est que "l'étroite coopération" a été évoquée par
l'ambassadeur des États-Unis à Bogota, évidemment logistique, d'autant que les trois otages américains ont été emmenés de Colombie sans passer par Bogota. Un avion militaire américain les
attendait sur la base de Tolemaida pour le Texas. D'ex-militaires israéliens ont aussi participé à l'opération avec les forces spéciales impliquées. On sait aussi que la compagne de
"César", chef du groupe de ravisseurs arrêté avec son lieutenant "Enrique", connue sous le nom de Doris Adriana, a été détenue en février
dernier lors d'une opération commune avec le FBI, et elle aurait pesé sur son compagnon pour qu'il déserte avec son second... Ingrid Betancourt juge peu probable
le scénario de la rançon, au regard de l'atmosphère tendue de la libération des otages. La "preuve" en images dans cette vidéo exclusive.
A découvrir sur RTL, le dossier spécial Ingrid
Betancourt.
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